Depuis maintenant plus de 1 an, la polyclinique KENVAL a acquis un nouveau robot chirurgical permettant d’améliorer les interventions qui étaient déjà pratiquées avec le système robotique chirurgical précédent (utilisé depuis 2008).
Ainsi, à l’aide de ce robot, depuis quelques mois, l’équipe de gynécologie chirurgicale de la clinique a développé une nouvelle approche du traitement des cancers de l’utérus, la chirurgie robotique monotrocart, technologie qui n’a pas encore été pratiquée ailleurs en France, et qui n’a pas encore été décrite par ailleurs en Europe, pour traiter les cancers utérins à un stade peu avancé. Le développement a été réalisé grâce à la collaboration du chirurgien avec les techniciens et ingénieurs de l’industrie Intuitive Surgery qui commercialise et distribue ce système robotique Da Vinci Si. Les chirurgiens pratiquant cette nouvelle intervention ont bien évidemment une expérience en chirurgie robotique « classique » de plusieurs années, (l’un a été formateur en chirurgie robotique). Ils ont traité de nombreuses patientes avant d’investir cette nouvelle technique robotique.
Cette technique de chirurgie robotique monotrocart permet de traiter des cancers utérins à l’aide d’une seule incision, de 2 cm environ, cachée au fond de l’ombilic. En effet, une seule cicatrice permet d’installer plusieurs instruments et la caméra dans l’abdomen de la patiente (par un seul orifice), permettant de réduire le nombre et la taille des incisions, et de réaliser ainsi l’ablation de l’utérus, des ovaires et des ganglions pelviens, tout comme cela est régulièrement pratiqué par chirurgie conventionnelle (avec large ouverture du ventre de la patiente), ou par coelioscopie traditionnelle ou robot-assistée classique. Qui plus est, les dernières technologies permettent d’associer à cette intervention la détection des ganglions potentiellement touchés par la maladie grâce à l’utilisation d’une lumière fluorescente équipant ce robot de dernière génération, qui permet de retrouver un colorant contenu dans les ganglions, vert d’Infracyanine injecté en début d’intervention dans le col de l’utérus.

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Grâce à cette technique, et à l’aide de techniques anesthésiques adaptées, avec un recul minime pour l’instant, toutes les patientes opérées ont décrit une douleur estimée à 0/10 sur une échelle visuelle analogique et ce dès le lendemain de l’intervention. Il n’y a eu aucune complication liée à la technique utilisée. La qualité de la chirurgie n’a pas été altérée par rapport à l’utilisation de la chirurgie robotique « classique » (à 5 orifices, et donc 5 cicatrices abdominales). Ainsi, Le traitement reste exhaustif.
La technique permettrait de réduire la douleur post-opératoire et une rançon cicatricielle moindre chez des femmes pour lesquelles les seules marques du traitement du cancer reste les cicatrices plusieurs années après leur prise en charge. Bien évidemment, il faudra plus de recul pour évaluer cette technique prometteuse et novatrice en France.